Lors de la présentation de la Hyundai Nexo, devant les médias, le directeur général de Hyundai France, Lionel French-Keogh, a confié que le nouveau SUV à hydrogène intéressait des entreprises. Il a cité notamment ENGIE, mais d’autres sociétés – qui n’opèrent pas dans le secteur de l’énergie et n’ont pas de rapport avec la filière H2 – ont manifesté leur intérêt pour ce modèle. On pense aussi bien entendu aux taxis, et en particulier la STEP pour son service HYPE, déjà bien pourvu en ix35 Fuel Cell. Le constructeur essaie de trouver un accord sur les prix.

Hyundai se fixe pour objectif de vendre 30 % de modèles à énergies alternatives auprès des professionnels. La marque coréenne a souligné au passage qu’elle était la seule sur le marché à proposer de l’hybridation légère 48 v, de l’hybride, de l’hybride rechargeable, de l’électrique à batterie et de l’hydrogène. La stratégie est de proposer 35 modèles à bas carbone en 2025, dont 13 hybrides, 9 hybrides plug in, 14 électriques et 2 modèles à hydrogène.

La volonté du groupe est de réduire les coûts, la taille et le poids de la pile à combustible. Ce qui permettra d’élargir le marché et de proposer de l’hydrogène sur d’autres véhicules (berlines, mais aussi camions et bus). Hyundai a par ailleurs rappelé que 1 000 camions avec pile à combustible allaient être introduits en Suisse à partir de 2019.

Face au scepticisme des journalistes, qui mettent en avant le faible nombre de stations, Lionel French-Keogh a répété que la marque était convaincu de la pertinence de l’hydrogène et de son modèle économique. Il a ainsi déclaré que l’électrique à batterie ne pouvait pas convenir à tous les usages, et que l’hydrogène avait des avantages indéniables dont l’autonomie étendue et le temps de remplissage.