A l’occasion des Journées Hydrogène dans les Territoires, à Marseille, Valérie Bouillon-Delporte (Michelin, Hydrogen Europe) et un représentant de l’UGAP (Union des groupements d’achats publics) ont annoncé un programme inspiré d’une initiative européenne. Sur le modèle du consortium H2 Bus, qui va permettre le déploiement de 1000 bus à hydrogène d’ici 2023 (dont 600 dans un premier temps avec des subventions) sur le vieux continent, la France va donc donner un coup d’accélérateur au transport public décarboné.

En préambule, Valérie Bouillon-Delporte a rappelé que le temps n’était plus à l’expérimentation, mais au passage à l’échelle. Si quelques villes pionnières ont ou vont déployer des premiers véhicules (Versailles, Pau, Artois-Gohelle, Toulouse, Auxerre), ce ne sont pas moins de 88 véhicules qui vont rouler un peu partout en France d’ici quelques mois, Il s’agit désormais de passer un cap et d’aller même au-delà des objectifs du plan National hydrogène de juin 2018 (200 véhicules lourds à horizon 2023).

C’est là qu’intervient l’UGAP. La centrale d’achat va proposer aux collectivités partenaires de fonctionner en co-prescription sur les bus hydrogène, c’est-à-dire de bâtir ensemble des offres sur ces véhicules. Ce mode de fonctionnement a déjà fait ses preuves, en particulier en 2011-2012 sur les Véhicules utilitaires légers électriques (groupement de commande « 50.000 véhicules électriques » entre plusieurs grands donneurs publics et privés). Pour la centrale, qui vend plus de 25 000 véhicules par an, il est naturel d’ajouter l’hydrogène en plus des bus électriques ou hybrides.

La construction de l’appel d’offres se fera à partir du mois de septembre.