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Selon le CNRS, des chercheurs ont mis au point une méthode simple et rapide pour améliorer l’efficacité de toute une famille de catalyseurs. Cette avancée pourrait ouvrir la voie à des pots catalytiques plus efficaces, mais aussi au développement des véhicules à hydrogène. Elle  est le fruit d’une collaboration entre chimistes théoriciens du Laboratoire de chimie de l’ENS de Lyon (CNRS/ENS de Lyon/Université Claude Bernard Lyon 1) et de l’université de Leiden (Pays-Bas), et chimistes expérimentateurs de l’université technique de Munich et de l’université de la Ruhr à Bochum (Allemagne).

Jusqu’à présent, les catalyseurs de piles à combustible n’étaient pas encore assez performants, en raison de la réaction de réduction du dioxygène.

La solution des chercheurs est de s’appuyer sur le nombre de coordination*, qui désigne le nombre de voisins d’un atome appartenant au catalyseur et qui se calcule simplement en les décomptant. Ce modèle a été validé sur un nouveau type de catalyseur au platine pouvant être utilisé dans les piles à combustible, avec une efficacité multipliée jusqu’à 3,5 fois.

Ces travaux ouvrent la voie au développement de piles à combustible commercialement performantes, à une utilisation plus large de l’hydrogène comme carburant propre et plus généralement, à terme, à l’optimisation de nombreux processus industriels.

 

*ou indice de coordination d’un atome, qui est le nombre d’atomes voisins les plus proches dans les trois directions de l’espace.