Nissan planche sur la pile à éthanol

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A son tour, le constructeur japonais annonce son intérêt pour la pile à combustible. Mais, Nissan a choisi une toute approche que les autres constructeurs. Au lieu d’utiliser une pile de type PEM (membrane à échange de protons), qui convertit de l’hydrogène gazeux en courant électrique et ne rejette que de la vapeur d’eau, c’est une pile de type SOFC (à oxyde solide) qui a été privilégiée. Plutôt utilisée pour des applications stationnaires, elle a la particularité de fonctionner à haute température sans l’aide d’un catalyseur et de pouvoir convertir des carburants (de type éthanol ou gaz naturel) en hydrogène.

Et c’est précisément l’éthanol qu’a choisi Nissan.

L’idée est de stocker dans le réservoir du bio-éthanol (comme on en trouve par exemple en France dans 600 pompes ou d’autres pays comme la Suède), qui serait alors converti via un reformeur en hydrogène, puis en énergie électrique pour faire avancer la voiture. Nissan entend utiliser la pile SOFC (qualifiée de e-Bio Fuel Cell) en tant que mode de propulsion principal, afin de garantir une autonomie de 600 km en mode zéro émission.

Le constructeur ne donne pas de détails techniques, ni de date. Mais, cette approche permet de contourner le problème du manque d’infrastructures en stations à hydrogène. Un point que Carlos Ghosn ne manque pas de rappeler régulièrement. Nissan estime par ailleurs que le fait d’utiliser des biocarburants permet d’avoir un bilan CO2 satisfaisant.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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