Plan ferroviaire : une chance pour le train H2 ?

Ce matin, Elisabeth Borne a annoncé 100 milliards d’euros d’ici 2040 pour le transport ferroviaire, afin d’entretenir et moderniser le réseau. Une opportunité pour l’hydrogène ?

Le train est le grand gagnant du rapport du rapport du Conseil d’orientation des infrastructures*. Le choix du gouvernement est donc d’investir dans le ferroviaire, « la colonne vertébrale des mobilités » comme l’a souligné la Première Ministre. L’Etat s’engage donc, aux côtés de la SNCF, de l’Union européenne et des collectivités locales, pour réussir une « Nouvelle donne ferroviaire », de l’ordre de 100 milliards d’euros d’ici 2040.

Mme Borne a aussi évoqué les RER métropolitains, dont le Président Macron avait parlé il y a quelques mois. S’agissant du calendrier, « dans les territoires, la programmation des infrastructures de transport se construira avec les collectivités concernées, en particulier dans le cadre de la négociation des volets mobilités des contrats de plan Etat-région », a annoncé la locataire de Matignon. Elle souhaite que « ces nouveaux contrats permettent de mesurer davantage les effets des actions, notamment en matière de décarbonation et de report modal, et qu’ils permettent de relier le financement des infrastructures aux usages qui en seront faits ».

Dans son rapport, le COI souligne le rôle des « infrastructures de fourniture d’énergie plus verte », « tout en veillant à la pertinence de chaque
technologie selon les besoins ». Ainsi, le rapport évoque le rôle des « installations de production de distribution d’hydrogène vert, si leur pertinence se confirme », en citant l’exemple justement des trains. Le document plaide aussi en faveur de l’amélioration de l’offre de fret massifiée (ferroviaire et fluviale en cohérence avec les développements portuaires) en concordance avec les besoins des entreprises.

*chargé de réfléchir aux priorités à donner aux investissements futurs dans les transports

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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