Hydrogène naturel : le point sur le projet Regalor II en Moselle

Hydrogène naturel : le point sur le projet Regalor II en Moselle

C’est une grande première : la Française de l’Énergie et le laboratoire scientifique GéoRessources opèrent dans l’ancien bassin houiller lorrain un forage exploratoire de 4 000 mètres de profondeur. Ce qui est un record du monde.

D’habitude, ce type de forage exploratoire s’arrête à 1 km de profondeur. Mais, il est nécessaire d’aller plus loin selon Jacques Pironon, directeur de recherche au CNRS :  » l’objectif est de nous rapprocher de la source d’hydrogène, de comprendre les mécanismes qui sont à l’origine de la source d’hydrogène. Ils se situent dans la région à 5-6 km de profondeur », confie-t-il à France 3. Et plus précisément, il s’agit de « mécanismes chimiques qui mettent en relation une eau chaude et des formations rocheuses, que ce soit du charbon ou des minéraux, et qui produisent de l’hydrogène ».

Ces travaux de recherche s’inscrivent dans le cadre du projet Regalor II. A l’origine, la Française de l’Énergie (FDE) ambitionnait d’exploiter le gaz de houille (dont l’extraction est aujourd’hui interdite), encore présent dans le sous-sol en Moselle. Et c’est par hasard que les chercheurs du laboratoire Géoressources ont mis en évidence de l’hydrogène « blanc ». Cet hydrogène naturel n’est pas présent à l’état gazeux, mais dissous dans les aquifères, les eaux profondes.

Démarré en novembre 2025, le forage a atteint à ce jour la profondeur de 2000 mètres. Il devrait atteindre la profondeur de 4000 mètres vers le milieu du mois de février. « On estime que le potentiel d’hydrogène naturel est significatif au niveau du bassin lorrain. Il est donc nécessaire pour la société de continuer ses travaux d’exploration », estime Antoine Forcinal, directeur général de La Française de l’Énergie.

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à propos de l'auteur

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Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. J'ai collaboré également à la newsletter de France Hydrogène. Et je suis aussi animateur de conférences et de forums dédiés à ce thème.

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