Scania fait le choix (étrange) de délaisser l’hydrogène au profit de la batterie

Dans une déclaration publiée le 19 janvier sur le site du groupe Volkswagen, le constructeur suédois de camions annonce qu’il préfère opter pour les batteries pour ses futurs camions électriques. Dans ce texte, il fait état de progrès rapides sur les batteries et leur temps de charge. Il mentionne ainsi un futur camion zéro émission qui pourra transporter 40 tonnes de marchandises et se recharger en 45 mn. Sur le court terme, l’industriel mise à la fois sur les carburants renouvelables et la batterie.

Scania se livre ensuite à un comparatif entre l’hydrogène et la batterie. Alexander Vlaskamp, qui est responsable du marketing et des ventes de Scania, affirme qu’il faut trois plus d’énergie renouvelable pour faire avancer un camion à hydrogène. Il avance aussi que la maintenance est plus élevée par rapport à un véhicule à batterie, en raison notamment des impératifs de sécurité. Pour autant, la firme trouve des vertus à l’hydrogène, notamment pour la possibilité de décarboner la production d’acier (qu’il utilisera pour ses camions) et pour des applications stationnaires.

Cette prise de position est « raccord » avec celle que scande le patron du groupe VW, Herbert Diess, depuis des mois. Pour lui, la batterie est la seule solution. Ce qui n’est du reste pas l’avis des autres constructeurs automobiles allemands. Sur le marché du camion, le retrait de Scania ne va pas changer fondamentalement la donne. Hyundai, Toyota, Daimler et Volvo sont déjà positionnés, de même que CNH (Iveco) avec Nikola Motor et General Motors (avec Navistar), sans parler des constructeurs chinois.

Selon une étude menée par le cabinet de conseil mondial Roland Berger, le coût de possession d’un camion hydrogène sera moins élevé que sa version diesel d’ici 2027.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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