Singapour préfère l’hydrogène plutôt que les voitures électriques d’Elon Musk

C’est un véritable camouflet que le  ministre de l’Environnement et des Ressources en eau de la ville-Etat, Masagos Zulkifli, a infligé au patron de Tesla. Dans un entretien accordé à l’agence de presse économique Bloomberg, il a déclaré qu’il n’était pas intéressé par les voitures et les superchargeurs du constructeur américain. M. Zulkifli estime qu’Elon Musk veut apporter un style de vie, alors que Singapour préfère des solutions plus adaptées aux défis du réchauffement climatique.

Dans une île où chaque mètre carré est compté, trouver des places de parking pour y mettre des bornes de recharge et des voitures est compliqué. Il faut savoir en effet que 85 % de la population (6 millions au total) vit dans des zones à forte densité. Les autorités de Singapour préfèrent miser sur le transport de masse avec les bus et les trains. L’île teste en ce moment des bus électriques à batterie, qui sont également autonomes.

Le ministre de l’environnement pense par ailleurs que, pour la voiture particulière, dont l’usage est très contrôlé, l’hydrogène est à terme une meilleure solution que la mobilité électrique classique. Et ce, en raison des conséquences en termes d’émission de CO2 pour l’extraction de métaux rares pour la production de batteries et leur recyclage.

Voilà qui va énerver le patron de Tesla. Ce dernier, qui s’était agacé dans un tweet de la lenteur des autorités Singapouriennes à promouvoir le véhicule électrique, n’aime pas l’hydrogène. Il a toujours pensé que c’était une c…., en qualifiant les piles à combustible de « fool cells » (en jouant sur le terme anglais « fuel cell »).

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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