Storengy va exploiter les stations H2 de Dijon

La filiale d’ENGIE, spécialiste du stockage de gaz et du développement des gaz renouvelables, a décidé d’investir au sein de la société Dijon Métropole Smart EnergHy (DMSE). Il s’agit de la structure qui porte le projet visant à déployer la mobilité hydrogène.

Créée en 2019, la coentreprise avait pour l’instant deux partenaires : Dijon Métropole et Rougeot Energie. Filiale d’un groupe de BTP de Meursault, cette société est chargée de réaliser les travaux de construction des deux stations qui fourniront de l’hydrogène dans le cadre de ce projet de mobilité hydrogène. Ensuite, l’exploitation et la maintenance des installations seront confiées à Storengy, qui apportera son expertise et ses compétences techniques en matière de gaz renouvelables. La filiale d’ENGIE présente un autre atout. La proximité du site de stockage de Storengy à Etrez (Ain) permettra de sécuriser l’approvisionnement de la ville de Dijon. La possibilité de stocker de l’hydrogène dans les cavités salines du site sera stratégique pour assurer la continuité de service, mais également pour garantir un coût compétitif de l’hydrogène.

Dans le cadre de de projet DMSE, l’hydrogène vert proviendra de la combustion des déchets du territoire, grâce à la construction d’un électrolyseur. Il sera ensuite distribué par deux stations hydrogène. La première, qui sera située au nord de Dijon, sera mise en service début 2022 et alimentera une flotte de huit bennes à ordures ménagères et six véhicules utilitaires légers. Elle aura une capacité quotidienne de recharge de 440 kg d’hydrogène, multiplié à terme par 2 avec la construction d’une extension. La seconde station, située au sud de Dijon, sera mise en service début 2023, pour alimenter en hydrogène les bus de la métropole dijonnaise, avec une capacité de 880 kg d’hydrogène par jour, qui pourra être triplée.

 

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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