
Alors que Le Mans sera l’occasion de faire une démo de la TR LH2 à hydrogène liquide, la semaine prochaine, le constructeur tourne aux 24 H de Fuji avec sa Corolla GR H2. Et il va tester en course une nouvelle technologie.
Pour la première fois, la GR Corolla utilisera en course une nouvelle pompe à hydrogène liquide utilisant la technologie dite de la supraconductivité. Celle-ci avait dévoilée lors de la dernière manche de la série Super Taikyu en 2025. L’engagement sur une course de 24 H permet de tester la fiabilité de cette solution.
Sur la GR Corolla, l’hydrogène liquide stocké dans le réservoir est comprimé par une pompe et transporté vers le moteur. Mais au lieu de passer par un moteur électrique conventionnel, placé au-dessus du réservoir Toyota a choisi d’utiliser la supraconductivité. De quoi s’agit-il ? C’est un phénomène physique qui élimine la résistance électrique en dessous d’une température critique, réduisant alors les pertes par effet Joule. Et justement, le recours à de l’hydrogène liquide stocké à -253 °C, offre une plage de températures idéale pour la supraconductivité.
Plus d’espace pour stocker de l’hydrogène liquide
Le constructeur a donc choisi d’intégrer un moteur électrique, directement dans le réservoir. Cela permet de gagner en encombrement, en éliminant le recours à des composants auxiliaires, et d’augmenter au passage la capacité du réservoir, qui passe de 220 à 300 litres. De plus, Toyota fait valoir qu’abaisser la position de fixation du moteur de la pompe, qui est un composant lourd, aura pour effet de placer plus bas aussi le centre de gravité, et améliorer les performances dynamiques du véhicule.
Par ailleurs, la GTR Corolla étrenne aussi sur cette course de Fuji une transmission automatique directe (DAT), qui est associée pour la première fois à un moteur à hydrogène. Toyota a développé ce système dans le but d’obtenir une transmission automatique capable de rivaliser au même niveau qu’une boîte manuelle.