Vicat confirme son intérêt pour l’hydrogène

Lors d’un entretien sur France Bleu Isère, le PDG des ciments Vicat*, Guy Sidos, a évoqué l’utilisation de l’hydrogène pour décarboner son activité. « Le processus industriel cimentier produit de la chaleur que nous récupérons pour améliorer l’efficacité d’un électrolyseur de nouvelle génération, inventé d’ailleurs par le CEA de Grenoble », a indiqué le dirigeant. « À partir d’eau, l’électrolyseur, alimenté en électricité décarbonée, produit de l’hydrogène et de l’oxygène. Cet hydrogène est utilisé pour la mobilité ou la décarbonation de nos processus industriels ».

Par ailleurs, Vicat va aussi utiliser des véhicules H2. « Nous avons effectivement pré-commandé des camions à hydrogène à l’entreprise Nikola, qui est l’alter ego de Tesla aux États-Unis », a annoncé M. Sidos. « Nous allons aussi installer, d’ici à la fin de l’année, une station à hydrogène sur notre site de Saint-Égrève, aux portes de Grenoble », a-t-il également fait savoir.

Précisons par ailleurs que Vicat siège depuis quelques semaines au conseil d’administration de France Hydrogène, ainsi que dans le tout nouveau conseil national de l’hydrogène, créé en début d’année par le gouvernement. En fait, le groupe travaille sur les questions d’hydrogène depuis plusieurs années.

« Nous sommes engagés dans une démarche de transition écologique avec un objectif : une empreinte carbone neutre à l’horizon 2050. Dans cette perspective, l’hydrogène apportera une contribution d’envergure », expliquait récemment dans La Tribune Marie Godard-Pithon, directrice performances et investissements du groupe.

*Le groupe Vicat, une entreprise familiale fondée en 1817 par Louis Vicat, est aujourd’hui présent dans 12 pays, compte plus de 10 000 salariés et représente 2,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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