Hydrogène naturel : la Belgique en pince pour la Moselle

Hydrogène naturel : la Belgique en pince pour la Moselle

La semaine dernière, le ministre fédéral du Climat et de la Transition environnementale, Jean-Luc Crucke, s’est rendu sur le site de Pontpierre (Moselle), où a eu lieu un forage profond. Il est venu en compagnie de scientifiques belges et de journalistes.

De janvier à mi-avril, l’endroit, propriété de la Française de l’Énergie, a fait l’objet de 305 articles de presse (dont certains aux États-Unis et au Japon), indique Le Républicain Lorrain. Le nombre a augmenté depuis avec des papiers dans la presse belge. Avant cette visite, la RTBF rappelait que la Belgique s’est tout récemment dotée d’un programme national d’exploration scientifique de l’hydrogène naturel. Baptisé BE.Hydrogen, il a pour objectif d’identifier les zones potentiellement favorables dans le sous-sol du royaume et d’acquérir des données scientifiques.

Une première évaluation sera menée dans deux ans, au printemps 2028.

Une dimension transfrontalière

La délégation belge a souhaité se rendre sur place car les Français ont pris une longueur d’avance. Sur le site de Pontpierre, à une trentaine de kilomètres de Metz, un forage a été réalisé jusqu’à 3.655 mètres de profondeur. Il a fait l’objet de 60 prélèvements d’échantillons. Le gisement mis en évidence pourrait contenir jusqu’à 34 millions de tonnes d’hydrogène blanc. Et d’après Antoine Forcinal, directeur général de la Française de l’Énergie, le bassin sédimentaire lorrain « s’étend de Paris à l’Allemagne » et constitue « un des plus volumineux au monde ».

De quoi intéresser le ministre belge. « Si nous voulons être autonomes en Europe, c’est une des manières, pas la seule, de pouvoir l’être », explique Jean-Luc Crucke.

De plus, il y a une dimension transfrontalière, grâce au pipeline d’hydrogène transfrontalier (MosaHYc) déjà en cours de mise en service pour connecter la Grande Région, c’est-à-dire la Wallonie, la Sarre, la Rhénanie-Palatinat et le Luxembourg.

Mais on n’en est pas encore là. De nouvelles opérations vont désormais être menées pour mesurer l’étendue du gisement, avant de procéder à une éventuelle exploitation.

Cet article vous a plu ? Partagez-le !

à propos de l'auteur

Image de Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. J'ai collaboré également à la newsletter de France Hydrogène. Et je suis aussi animateur de conférences et de forums dédiés à ce thème.

Nos derniers articles