Airbus explore la supraconductivité pour son avion à hydrogène

L’avionneur européen continue d’évaluer différentes technologies dans sa quête pour l’élaboration d’un avion à hydrogène d’ici 2035. Le dernier concept en date a pour nom ASCEND (pour « Advanced Superconducting and Cryogenic Experimental powertraiN Demonstrator). Il s’appuie sur la supraconductivité : un phénomène qui a permis de constater qu’un matériau refroidi à très basse température acquiert la capacité de conduire parfaitement un courant électrique, sans résistance, et donc sans perte d’énergie.

Les études vont s’appuyer sur les travaux déjà centenaires du néerlandais Heike Kamerlingh Onnes, prix Nobel de Physique en 1913.

Airbus compte coupler la supraconductivité avec la cryogénie – utilisée pour maintenir l’hydrogène liquide à -253°C – afin d’optimiser la puissance électrique du moteur. « Les systèmes électriques peuvent être refroidis afin d’augmenter considérablement les performances de l’ensemble du système de propulsion électrique », écrit Airbus dans un communiqué. La solution permettrait de réduire de moitié la taille et le poids des composants, de réduire au passage leur complexité et même d’abaisser le voltage en dessous de 500 v.

Le démonstrateur ASCEND va être évalué d’ici la fin de l’année 2023 sur différents types de turbines. La technologie pourrait être utilisée à terme sur des avions de ligne, mais aussi des hélicoptères, de petits appareils et des aéronefs à décollage vertical.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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