
A l’occasion des 6 h d’Imola, qui se disputaient le week-end dernier, le Vice-Président du centre Hypertech Alpine a confirmé que l’effort de développement allait s’arrêter pour l’hydrogène en endurance.
C’est une triste nouvelle qui était assez prévisible. Alors qu’Alpine dispute sa dernière saison en WEC, la marque au A fléché va arrêter d’investir dans l’hydrogène. Elle avait pourtant fait forte impression avec l’Aplenglow. Le prototype, qui était passé du 4 cylindres au V6, a même établi un record au Mans en 2025 dans la catégorie hydrogène avec une pointe à 313 km/h dans les Hunaudières.
L’objectif était d’adapter la voiture à l’hydrogène liquide et de concourir en vue de la future catégorie hydrogène des 24 H du Mans (officiellement annoncée pour 2028).
Une mise en veille
Mais, depuis l’arrivée de François Provost au poste de CEO de Renault, en remplacement de Luca de Meo qui supportait ce programme, la donne a changé. Et Axel Plasse a enfoncé le clou à Imola : » Nous ne voyons pas d’avenir à court terme pour la mobilité des voitures particulières à l’hydrogène », a-t-il déclaré à Sportscar365.com. » Nous mettons en pause la quasi-totalité de nos développements sur cette technologie. Nous disposons de bons atouts, notamment dans le développement de l’hydrogène liquide, mais nous les mettons en veille, car le marché s’oriente clairement vers l’électrique à batterie à l’heure actuelle ».
Pour autant, le retrait d’Alpine ne remet pas en cause la catégorie H2 du Mans. En dehors de Toyota*, d’autres constructeurs sont intéressés par cette nouvelle compétition. Et il existe un groupe de travail sous l’égide de la FIA et de l’ACO, comme l’a rappelé au même média le Vice-Président de Toyota Racing, Kazuki Nakajima.
L’Alpenglow n’est pas encore au garage. On la verra aux 24 H du Mans en juin prochain, où elle aura à coeur de battre un nouveau record de vitesse.
*Qui fera une démonstration avec la GR LH2, son prototype de voiture avec moteur à combustion et de l’hydrogène liquide