Bientôt une directive « bas-carbone » en Europe ?

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Bientôt une directive « bas-carbone » en Europe ?

Selon le site Euractiv, l’Alliance du Nucléaire – qui regroupe 11 Etats-membres de l’Union – demande à ce que la prochaine révision de la directive sur le déploiement des énergies renouvelables devienne une directive « bas-carbone ». Une position qui pourrait avoir un impact sur le marché de l’hydrogène.

Et c’est la France qui est à la manoeuvre. C’est d’ailleurs la ministre de la Transition Energétique, Agnès Pannier-Runacher, qui a créé l’Alliance du Nucléaire. Dans un texte en anglais, qui a été publié le 19 décembre, ce club estime qu’il faudrait intégrer davantage le nucléaire et les autres énergies bas-carbone aux objectifs de décarbonation de l’UE.

Dès 2022, la ministre avait fait valoir son point de vue sur le nucléaire par rapport à la production d’hydrogène renouvelable. Et elle a obtenu une première victoire en février dernier, lors de la directive Red III sur les énergies renouvelables, même si la réponse de l’Europe est quelque peu nuancée. « Pour l’après-2030, les États membres de l’alliance du nucléaire demandent dorénavant que l’UE adopte des objectifs en matière d’énergies bas-carbone plutôt que seulement renouvelables », explique le site Euractiv.

Un mix électrique décarboné pour déployer l’hydrogène en France

Pour en revenir à la France, on peut lire dans le document en consultation sur révision de la stratégie nationale que « grâce à son mix électrique bas-carbone, la France peut déployer une production d’hydrogène à proximité des zones de consommation ». Il est rappelé que nous disposons « d’un mix électrique décarboné, fondé sur le nucléaire et les renouvelables (hydroélectricité, éolien et photovoltaïque) et d’un réseau électrique sûr et résilient ». On peut lire aussi que « la France se félicite des initiatives portées par la filière en faveur du développement du couplage entre l’électrolyse haute température et le nucléaire, pendant industriel de la stratégie bas-carbone française qui permettra d’améliorer les rendements électriques de l’électrolyse ».

Toutefois, « en complément du soutien à la production par électrolyse, l’État continuera à suivre les développements des technologies de production d’hydrogène par voie de biomasse (pyrogazeification, pyrolyse, et plasmalyse). Ces technologies peuvent en effet trouver toute leur pertinence dans des situations locales précises, en prenant en compte la hiérarchie des usages de la biomasse ».

La France se fixe pour objectif d’être la première grande nation à sortir des énergies fossiles. Il a été annoncé le 22 novembre dans le cadre de la consultation sur la stratégie énergie et climat.

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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