Pénalisée par la faillite de Van Hool, Dijon maintient son plan hydrogène

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Pénalisée par la faillite de Van Hool, Dijon maintient son plan hydrogène

Alors qu’elle doit accueillir en juin les Rencontres Hydrogène dans les Territoires, la métropole doit se justifier sur les retards dans la conversion de ses bus et des bennes. Un thème dont s’empare l’opposition, mais qui ne remet pas en cause le projet global, rapporte France Bleu.

En 2021, l’objectif était de convertir à l’hydrogène 185 bus du réseau Divia et 44 bennes à l’ordure à l’horizon 2030. Mais, si l’on se réfère au site des JH2T, à l’onglet présentation, on peut lire que « d’ici 2026, la métropole dijonnaise prévoit de déployer une flotte de véhicules propres avec 22 bennes à ordures ménagères converties à l’hydrogène renouvelable et une cinquantaine de bus en service ».

Des bus produits mais qui restent à livrer

Comme l’explique France Bleu, Dijon a joué de malchance avec d’une part des retards rencontrés par McPhy (mais il y aura bien une seconde station à Dijon en 2025, à proximité du centre d’exploitation et maintenance des bus et tramways) et surtout la faillite de Van Hool. Comme la ville de Pau, la capitale de la moutarde a fait le choix du constructeur belge. Or, il est en faillite (lire leur dernier communiqué). La RTBF croit savoir qu’un accord de principe a été trouvé avec VDL et Schmitz Cargobull.

« On sait que la plupart des bus commandés ont bien été construits, mais on ne sait pas combien, ni quand ils pourront être livrés. La faillite de la société complique tout. On espère recevoir les véhicules à la rentrée prochaine », indique Jean-Patrick Massin, l’élu de la métropole en charge de ce dossier.

L’opposition réclame un débat, Dijon maintient son plan hydrogène

Dans les rangs de l’opposition, Emmanuel Bichot du groupe Les Républicains « Agir pour Dijon » réclame « un débat complet, documenté sur l’évolution de notre flotte de véhicules ». Et de souligner : « On le voit toutes les agglomérations font machine arrière ou réduisent leur voilure sur ce type de projets car l’hydrogène est très coûteux et rencontre des difficultés de fonctionnement ».

Pour sa part, Jean-Patrick Masson tient bon. « Cette technologie est au point », répond-il d’abord. « Ce qui nous retarde, c’est la capacité des entreprises qui en 2018 ou 2019 nous disaient « on est prêtes », et qui pour des raisons diverses ne sont pas au rendez-vous ». Ce qu’il faut retenir de cet article sur France Bleu, c’est que la Métropole maintient son plan. Ainsi, elle a lancé un nouvel appel d’offres pour une quinzaine de bus qui devraient arriver en 2025. Et pour les BOM ? Pour l’heure, il y en a deux camions dans les rues. Deux autres seront livrés avant la fin de l’année et quatre autres l’année prochaine.

Pour rappel, Dijon métropole a investi 100 millions d’euros dans son projet hydrogène.

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à propos de l'auteur

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Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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