Elyse et Khimod : des champions français des e-fuels

Les deux entreprises Elyse et Khimod, associées autour d’un projet, sont spécialisées dans les carburants synthétiques (route, aviation, maritime). Un secteur en plein essor.

On vous a déjà parlé sur Hydrogen Today de la société BioTJet, pilotée par Elyse Energy (avec Avril, Axens, Bionext, et IFP Investissements). Cette dernière vise à industrialiser la première unité commerciale française de carburant de synthèse à destination du secteur aéronautique. Elle capitalise sur le procédé BioTfueL qui permet de produire du biokérosène avancé à partir de biomasse* et d’hydrogène.

Elle est aussi impliquée dans un autre projet, également cité sur Hydrogen Today et ayant pour nom Avebio. Il fait partie des lauréats de l’appel à projets « Développement d’une filière de production française de carburants aéronautiques durables » dans le cadre de France 2030. Le projet se fait en partenariat avec Khimod, une autre entreprise qui développe et commercialise des solutions pour la production de molécules de synthèse telles que le e-méthane, le e-méthanol et le e-kérosène.
Précisons qu’elle fait partie du groupe Alcen, présent dans les domaines de la défense, de l’aéronautique, de l’énergie et des machines médicales. Dans le cadre d’Avebio, cette société fournira les échangeurs de chaleur-réacteurs au sein des unités d’hydrogénation du CO2. Elle supervisera également la conversion du gaz selon le processus Fischer Tropsch. Elyse Energy coordonnera le projet et explorera le lancement d’un pilote industriel sur le site de la bioraffinerie de Ryam à Tartas (Landes). Ce site permettra de valoriser le CO2 biogénique de l’usine de bioéthanol de deuxième génération.

En dehors de ces deux applications dans l’aviation, Elyse Energy développe des projets (eM-France et eM-Iberica en Espagne et au Portugal) autour du e-méthanol. Un carburant pouvant servir pour les bateaux.

Pour sa part, Khimod a fait partie pendant 4 ans du projet européen Heat-to-Fuel, financé dans le cadre de Horizon 2020. Ce consortium réunissait 14 membres et préparait l’arrivée de biocarburants de nouvelle génération à partir de biomasse. L’entreprise dispose également d’un banc de test à Grenoble où elle produit du méthanol à partir de CO2 et d’hydrogène.

* composé de résidus issus majoritairement de la sylviculture locale et de déchets de bois en fin de vie

Cet article vous a plu ? Partagez-le !

à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

Nos derniers articles

Osez l'hydrogène