Energy Observer met le cap sur la Méditerranée

Photo Jérémy Bidon

Après 4000 milles parcourus pendant un tour de France en 2017, et un chantier d’optimisation pendant l’hiver, le bateau à hydrogène le Vieux Port de Marseille en direction de la Corse, puis l’Italie, la Tunisie, Israël, l’Egypte… et bien d’autres pays, pour un tour complet du bassin Méditerranéen. Ce parcours va permettre de continuer à tester les technologies d’Energy Observer en conditions extrêmes.

Pour le moment, les résultats sont déjà concluants. « Le système est opérationnel, nous avons éliminé les différentes défaillances techniques qui nous gênaient au début de l’expédition, relève Victorien Erussard, le capitaine du navire. L’autonomie énergétique est en théorie acquise, mais en pratique le rythme et la vitesse que nous imposons au navire pendant ce tour du monde rend le défi technologique encore plus grand, et nous oblige à rester humbles ». Les conditions d’ensoleillement très favorables de la Mer Méditerranée devraient permettre au navire de profiter d’une énergie inépuisable, et même excédentaire, qui sera valorisée sous forme  d’hydrogène. Energy Observer pourra à la fois augmenter sa vitesse et prolonger son autonomie.

L’hydrogène est au cœur du projet Energy Observer, qui s’enrichit au passage de nouveaux partenaires. Le Ministère de la Transition écologique et solidaire devient ainsi partenaire institutionnel du projet, afin de soutenir l’équipage dans la détection et la promotion de solutions concrètes pour un avenir durable. L’Union européenne et l’Irena ont également apporté leur soutien au projet, renforçant sa dimension internationale. Du côté des partenaires financiers, l’équipe est fière d’accueillir deux géants de la transition énergétique : Engie, qui devient partenaire principal ainsi que Toyota Motor Europe, qui devient partenaire officiel.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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