Ineos : le Grenadier à hydrogène s’affiche à Goodwood

grenadier hydrogène

Comme cela avait été annoncé, Ineos Automotive a présenté un véhicule de démonstration dans le cadre du célèbre festival britannique. Le Grenadier à hydrogène a été conçu en collaboration avec AVL et BMW. 

C’est l’une des stars de Goodwood. Ce prototype est identique au Grenadier de série, mis à part un renflement au niveau du capot qui permet de loger la pile à combustible. Et la surprise, c’est qu’il n’embarque pas une pile de Hyundai. A la place, Ineos a choisi de faire appel au « dernier groupe motopropulseur à pile à hydrogène zéro émission du groupe BMW, considéré comme le plus avancé et le plus puissant du secteur automobile ». Et là, pour le coup, il s’agit bien de la solution étrennée à bord du iX5 Hydrogen (voir notre article), avec une pile d’origine Toyota. 

Par ailleurs, c’est important de noter que ce démonstrateur a été conçu en collaboration avec le groupe autrichien AVL, spécialiste des motorisations. Le projet a démarré en juin 2022. 

Quelques détails techniques sur ce Grenadier à hydrogène

La flexibilité de la plateforme du Grenadier a permis aux ingénieurs d’Ineos Automotive d’intégrer la chaîne de traction en modifiant le châssis échelle et l’essieu arrière. Ils ont pu ainsi conserver la vectorisation de couple, qui confèrent au véhicule une maîtrise et une maniabilité exceptionnelles dans toutes les conditions tout-terrain (ainsi qu’un rayon de braquage plus court et une meilleure dynamique de conduite sur route). Ensuite, le 4×4 a fait l’objet d’essais rigoureux, notamment sur les sentiers de montagne autrichiens.

Selon Lynn Calder, PDG d’Ineos Automotive, « le Grenadier de démonstration alimenté à l’hydrogène est un véhicule extraordinaire, capable des mêmes exploits qu’un Grenadier à alimentation conventionnelle, mais sans émission. En effet, il montre la détermination d’Ineos à créer des voitures ultraperformantes qui nous permettent d’atteindre la carboneutralité ».

Ineos demande aux décideurs de mettre en place l’infrastructure

En plus, il faut savoir qu’Ineos produit 400 000 tonnes d’hydrogène chaque année. Le groupe est prêt à proposer la solution pour la mobilité, mais « à condition que les décideurs politiques fournissent les infrastructures qui porteront la prochaine génération de véhicules à hydrogène », souligne Lynn Calder. Pour elle, la technologie est « mieux adaptée aux plus longs trajets, aux utilisations plus intensives pour lesquelles le poids de la batterie nuit à la charge utile ». Elle met en avant « une autonomie supérieure entre les ravitaillements ».

Vous voulez en savoir plus sur Goodwood ? Alors nos 2 derniers articles sur le groupe devraient vous intéresser. Vous pouvez les lire ici et .

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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