Grosse percée de l’hydrogène à Busworld

bus hydrogène BusWorld

Dans le cadre du salon Busworld à Bruxelles, on peut voir plusieurs modèles de bus ou minibus à hydrogène. Des nouveaux venus viennent s’ajouter à la liste des constructeurs traditionnels.

L’hydrogène en force à Busworld

Hormis quelques versions roulant au Diesel Bleu (HVO) ou au gaz naturel, la quasi totalité des bus exposés à Brussel Expo sont zéro émission. Et il y a en fait une belle complémentarité entre l’électrique à batterie et l’hydrogène (pile à combustible et vraiment à la marge le moteur à combustion). Comme on pouvait s’y attendre, les acteurs classiques sont au rendez-vous comme le français Safra (avec le Hycity), le polonais Solaris (qui revendique un carnet de commande de 600 bus Urbino 18 Hydrogen, 140 étant déjà en circulation), ou encore le portugais Caetano. On remarque également la présence d’Iveco. Le fabricant italien a collaboré avec Hyundai pour présenter l’EWay-H2 : un bus de 12 m et à l’autonomie de 450 km. Parmi les acteurs du bus, Mercedes expose le Citaro Fuel Cell.

Etonnamment, le néerlandais Van Hool ne montrait pas de bus à hydrogène.

Chez les autres fabricants, on relève la présence chez le turc Otokar du Kent C Hydrogen : un bus de 12 m qui peut transporter 82 passagers et embarque 38 kg d’hydrogène dans 5 réservoirs. Son compatriote Karsan présente le e-Ata Hydrogen, qui vient en complément de la gamme électrique avec sa pile de 70 kW. Dans les nouveaux venus, on peut citer la start-up allemande Arthur Bus, dont le bus Arthur H2 Zero, long de 12m, revendique 450 km d’autonomie grâce à une pile à combustible particulièrement économe qui consommerait moins de 6 kg d’hydrogène/100 km.
Plus surprenant, le slovaque Rosero présente un minibus à hydrogène. Basé sur un châssis Iveco Daily, il embarque une pile de 45 kW et revendique une consommation de 3,3 kg d’hydrogène pour 100 km. Réalisé dans son pays d’origine, il embarque 2 X 4,6 kg à une pression de 350 bars et 6 X 0,83 kg à une pression de seulement 25 bars.

Les premiers autocars hydrogène arrivent

Mais, il y a aussi Irizar, qui présente, l’i6S Efficient Hydrogen. Dans sa communication, le fabricant espagnol indique que c’est « le premier autocar H2 zéro émission en Europe ». Il a été développé en collaboration avec des partenaires qui ne sont pas nommés. Il revendique une autonomie allant jusqu’à 1000 km et un temps de remplissage d’environ 20 minutes. En outre, il a la capacité de fonctionner en mode 100 % électrique à des moments précis, si nécessaire. La future gamme de véhicules à hydrogène, qui comprend actuellement les modèles Irizar i6S Efficient et Irizar i4, présentera des améliorations substantielles par rapport à la première version présentée à Busworld, notamment une plus grande capacité de coffre et de passagers, une plus grande autonomie et un poids inférieur.

On ne sait pas qui est le premier, mais Caetano investit à son tour l’autocar à hydrogène. Il a collaboré avec le fabricant turc Temsa sur un véhicule qui sera lancé en 2024. Grâce à la pile de Toyota, utilisée comme un range extender, l’autonomie est de 1 000 km. Il est à noter que cet autocar électrique-hydrogène peut être ravitaillé à une pression de 350 ou 700 bars.

Les acteurs de l’écosystème sont là

Par un heureux hasard, Symbio et Plastic Omnium se font face. Le premier présente sa pile, le second exposant l’ensemble de ses solutions (pile avec EKPO et les réservoirs d’hydrogène). Dans les allées, nous avons repéré Bosch, ainsi que Cummins. Mais, le seul à parler de moteur à hydrogène dans un salon très orienté sur la pile est Daf. Sur son stand, il explique qu’il a une approche globale, qui va du Diesel bio à l’hydrogène (avec sur ce thème, une double approche pile et moteur H2).

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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