
Si Renault met l’accent sur l’hybride et l’électrique, son entité Horse Powertrain explore d’autres univers. Elle développe des moteurs capables de tourner avec des carburants alternatifs, comme le méthanol par exemple.
D’abord, un peu de physique : le méthanol est composé d’un atome de carbone, de trois atomes d’hydrogène et d’un atome d’oxygène. On peut le produire sous forme d’un e-carburant grâce à une combinaison d’électricité, d’hydrogène et de CO2 capturé. Et en Chine, c’est quelque chose qu’on sait très bien faire. En France, on fait mine d’ignorer – à tort – que l’Empire du milieu avance plein gaz sur l’hydrogène et les molécules dérivées.
On trouve le méthanol sous forme de mélange, comme pour le M85 (85 % méthanol et 15 % essence), ou sous forme pure comme le M100 dans des véhicules compatibles. La disponibilité et le coût de la production de méthanol renouvelable détermineront également la rapidité avec laquelle ce carburant pourra évoluer.
Selon Horse Powertrain, la Chine est actuellement le plus grand utilisateur du méthanol comme carburant de transport, avec des centaines de milliers de taxis, camions et bus exploitant des mélanges de méthanol. L’avantage est qu’on peut s’appuyer sur des infrastructures existantes. Pour Horse Powertrain et d’autres fabricants de groupes motopropulseurs, le méthanol représente une opportunité d’adapter et d’optimiser la technologie de combustion pour un avenir à faible émission de carbone.
Précisons que l’entité travaille aussi sur des moteurs pouvant tourner avec de l’hydrogène, des biocarburants et des e-carburants.