Mercedes renoncerait aux voitures H2 pour se concentrer sur les camions

L’annonce d’un partenariat avec Volvo pour produire des piles à combustible dans le poids-lourd est un signe encourageant pour la filière. Néanmoins, le transfert de la structure Mercedes-Benz Fuel Cell GmbH au sein de Daimler Trucks donne aussi une indication sur la stratégie du groupe allemand. Cela signifie qu’il renonce à ses projets dans l’automobile. C’est ce que croit savoir Automotive News Europe dans un article publié le 22 avril, qui révèle qu’il n’y aurait pas de nouveau développement de véhicules après la GLC-F Cell. Une information non confirmée par Daimler.

Si tel était le cas, ce serait un terrible échec pour Mercedes. La marque a été l’une des pionnières et revendique 30 ans d’expérience dans l’hydrogène. On comprend mal pourquoi elle baisse les bras au moment où Toyota et Hyundai montent en puissance et où d’autres constructeurs allemands (Audi et BMW) programment l’arrivée de nouveaux modèles. Du coup, on peut se demander si Daimler va continuer ses efforts au sein de H2 Mobility Deutschland, la structure qui finance les stations à hydrogène outre-Rhin. Ce sera probablement le cas, puisque les camions Mercedes et Volvo auront besoin de pouvoir ravitailler à la pompe.

Après, la décision de Daimler est peut-être temporaire dans l’automobile, où la priorité est de financer d’abord des véhicules électriques à batterie. Le groupe pourrait bénéficier du retour d’expérience dans le camion et d’une baisse des coûts autorisant le transfert de la technologie sur des véhicules plus petits. C’est par exemple la stratégie de Bosch. Un retour du développement de voitures à piles à combustible reste d’ailleurs possible chez Daimler, tempère Automotive News Europe : “nous avons toutes les possibilités de revenir à tout moment s’il y a un marché et une nécessité”, déclare Martin Daum, le patron de Daimler Trucks.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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