Lors de la présentation du projet, une table ronde a permis d’entendre des acteurs impliqués dans la filière hydrogène. Ainsi, ENGIE a rappelé par Sandra Roche, directrice New Gaz, que sa vision était celle d’un monde décarboné et digital, où l’hydrogène pourrait jouer le rôle d’un vecteur d’énergie pour augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. ENGIE pense que la mobilité hydrogène peut permettre à un territoire d’être autonome, dans sa politique de transport. L’énergéticien s’implique plus particulièrement dans le Hydrogen Council, qui réunit des multinationales.

Pour Michelin, la directrice de la stratégie pour l’hydrogène, Valérie Bouillon-Delporte, a fait part d’une vision de l’entreprise vers l’électrification. « Nous continuons à faire des pneus, mais depuis une quinzaine d’années, nous travaillons aussi sur la pile à combustible. Michelin est persuadé que l’automobile va vers l’électrique, avec de l’hydrogène au même titre que l’électrique à batterie et l’hybride rechargeable », assure-t-elle. Par ailleurs, Michelin soutient les filières locales, à travers notamment les pôles de compétitivité LUTB et Tenerrdis.

Quant au pôle Tenerrdis, justement, il est au cœur du projet Hy-Way, qui a permis de déployer 40 Kangoo ZE et trois stations de ravitaillement (Lyon, Grenoble, Valence). La directrice, Catherine Candela, a confié son optimisme sur le développement de la filière. L’Europe appuie la constitution d’un réseau de stations (100 prévues sur le continent d’ici 2020) et le déploiement de véhicules à grande échelle.