Engagé dans l’hydrogène dans le cadre du projet HYNOVAR, coordonné par la CCI du département, le Var a une approche terre et mer. La volonté est en effet de produire de l’hydrogène renouvelable grâce à l’énergie solaire, et de le distribuer dans des stations pour des véhicules routiers à Signes et une navette maritime à Toulon. Un accord a été signé avec ENGIE Cofely et les parties prenantes dans le projet HYNOVAR, lors du congrès Hyvolution 2018.

Mais, c’est surtout le site du circuit du Castellet qui va permettre de donner un coup de projet sur la filière H2. A l’occasion du Grand Prix de France de Formule 1, qui revient dans l’hexagone après 10 ans d’absence, du 21 au 24 juin prochain, une station à hydrogène temporaire sera aménagée sur le circuit.

La station en question servira à faire le plein de véhicules à hydrogène, qui feront la navette entre l’aéroport et le circuit. Plus tard, une station en dur sera construite pour faire le plein de véhicules utilisés sur la zone du circuit pour faire de l’autopartage. Il s’agit en effet de l’un des volets du projet HYNOVAR, qui prévoit aussi des flottes captives d’utilitaires à pile à combustible.

Pour en revenir au circuit du Castellelet, il faut savoir que ce site est aussi la base arrière de Green GT. La société franco-suisse a élaboré la fameuse Green GT H2, qui a déjà roulé sur la piste avec au volant l’ancien pilote de F1 Olivier Panis. Green GT est par ailleurs partenaire de Pininfarina pour la H2 Speed, une voiture de course à hydrogène qui fait rimer performance et environnement. Ce bolide ne sera produit qu’à 12 exemplaires dans le monde.

« Le souhait c’est de reproduire ce qui a été fait à Albi, avec un écosystème qui vient ensuite se créer autour de l’hydrogène », confie Hervé Moine, directeur des grands projets à la CCI du Var. Nul doute que l’inauguration de la station H2 du Castellet, d’autant qu’on évoque une présence du Président Macron pour marquer le retour si symbolique du retour en France de la Formule 1.