Cette semaine, l’industrie automobile a célébré les 100 ans de l’OICA (Organisation Internationale des Constructeurs Automobiles). C’est une organisation basée à Paris et qui permet d’harmoniser au sein du secteur un certain nombre de sujets, techniques ou commerciaux, de même que le calendrier des salons à travers le monde.

C’était donc l’occasion pour les différents représentants d’organisations locales de constructeurs de confronter leur vision de l’évolution de leur mobilité, à l’heure où les normes se durcissent.

Devant plus de 500 invités, mercredi soir, le Président Emmanuel Macron a évoqué un investissement de 700 millions en faveur d’une filière européenne de batteries. Ce geste fait suite au rapport commandé par l’Elysée auprès de deux experts, Patrick Pélata (ex-Renault) et Xavier Mosquet (Boston Consulting Group).

Pour autant, le chef de l’Etat n’oublie pas l’hydrogène. Il a prononcé ce mot, au moment de parler des alternatives au moteur thermique.

Par ailleurs, au cours des échanges qui ont suivi ce jeudi, on a pu constater que certains acteurs voyaient d’autres solutions pour réduire les émissions de CO2. CNH Industrial et Hyundai ont par exemple clairement cité l’hydrogène dans leur feuille de route. Selon les pays, les choix technologiques peuvent différer. A travers la KAMA, la Corée du Sud cite spontanément l’hydrogène parmi les solutions, en raison des ambitions portées par le pays. Pour sa part, l’Inde mise plutôt sur l’électrique pour les deux-roues. Elle privilégie plutôt le gaz pour les voitures, et à plus long terme l’hydrogène. Quant au Brésil, il est plutôt sur les biocarburants.

Cette diversité d’options explique sans doute l’accueil froid réservé à la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui a expliqué – en français – que l’avenir était à la mobilité électrique à batterie….