
La canalisation sous-marine qui reliera Barcelone à Marseille entre officiellement dans sa phase d’ingénierie détaillée. C’est le début d’une étape cruciale pour confirmer la viabilité technique de cette infrastructure de transport d’hydrogène.
C’est un projet emblématique pour la filière et pour la souveraineté énergétique en Europe. La volonté politique est toujours là, et surtout le projet H2med avance bien sur le plan de l’ingénierie. Et c’est le cas sur la liaison sous-marine BarMar. Une phase d’études préliminaires a confirmé la viabilité technique globale du projet, ainsi que les bases de conception de la station de compression et de la canalisation. Un corridor a également été défini, s’appuyant sur les premières conclusions de l’évaluation de l’impact environnemental, toujours en cours.
Il s’agit désormais de préparer l’architecture finale, au niveau du tracé et de la conception de la canalisation. La phase d’ingénierie détaillée va permettre de définir les spécifications techniques requises pour la préparation de la construction et l’approvisionnement en matériaux.
Le corridor mis en service en 2032, si tout va bien
« Nous passons des études de faisabilité à une modélisation industrielle concrète, une étape clé pour soutenir les objectifs de décarbonation de l’Europe », a déclaré le PDG de BarMar, Francisco de la Flor.
La prochaine étape sera ensuite l’attribution du contrat de conception technique et de l’étude détaillée sous-marine. Sur la base des études en cours, les partenaires et investisseurs pourront prendre la Décision Finale d’Investissement (FID) de BarMar avant le début de la construction. « Désigné comme Projet d’Intérêt Commun (PIC) et autoroute de l’énergie par la Commission européenne, H2med vise une mise en service d’ici 2032, sous réserve que toutes les conditions réglementaires soient remplies tout au long du corridor H2med », souligne le PDG de BarMar.