
L’énergéticien Sasol a décidé de développer avec l’aide de partenaires son premier électrolyseur maison. Cet appareil de 2 MW témougne de la volonté du pays de maîtriser la production d’hydrogène.
Développé dans le cadre du programme Hydrogen South Africa (HySA) du DSTI (Département des sciences, de la technologie et de l’innovation), en partenariat avec l’Institut national sud-africain de développement de l’énergie et l’Université du Nord-Ouest, cet électrolyseur sera installé chez Sasol, un géant de la chimie et de l’énergie. Il servira de plateforme de test.
C’est une étape symbolique, car l’Afrique du Sud va pouvoir bénéficier de ressources locales. Elle a la particularité de contrôler l’essentiel des réserves de platine et d’iridium, qui sont utilisées dans les électrolyseurs. Une manne dont elle entend profiter. Le pays compte également sur le soleil et le vent pour produire de l’hydrogène vert.
« Nous sommes convaincus que les connaissances générées par ce système nous aideront à nous rapprocher d’une production d’hydrogène vert plus efficace, commercialement concurrentielle et à grande échelle, à élargir notre portefeuille d’exportation, et à stimuler l’utilisation nationale de l’hydrogène vert en soutien à un avenir économique net zéro », commente Blade Nzimande, Ministre sud-africain de l’Enseignement supérieur, de la Science et de la Technologie.
Pour sa part, Sarushen Pillay, vice-président exécutif de Sasol, considère que « L’hydrogène est un élément fondamental pour la production de carburants et de produits chimiques durables, et ce programme offre une plateforme industrielle unique pour faire progresser la technologie d’électrolyseurs développée localement ».