Un drone à hydrogène testé par l’armée dans le sud ouest

EnergyOr

Alors que se tient en ce moment à Paris-Nord Villepinte le salon Eurosatory sur les armements, La Dépêche du Midi nous apprend que le Centre d’expertise aérienne militaire (CEAM) a présenté à Captieux (40) son projet de drone LEMM (Long endurance multi mission), qui utilise une pile à combustible au lieu d’une batterie pour voler quatre fois plus longtemps. Grâce à une pile à combustible et 100 grammes d’hydrogène comprimés à 450 bars, l’engin peut évoluer pendant deux heures pour 1 kg de charge utile. Un chiffre à comparer aux 30 à 45 minutes maximum, que procurent des batteries lithium-polymère (LiPo).

Le drone en question est développé par EnergyOr, une entreprise québécoise qui maîtrise la technologie des piles à combustible pour des applications de niche. Elle espère d’ailleurs prochainement porter ce temps de vol à 7 h d’ici quelques mois.

Le projet LEMM est mené par le Centre d’expertise aérienne militaire de Mont-de-Marsan. Le drone ne pèse que 10 kg, une fois replié, et tient dans un sac à dos. Le matériel pour recharger les piles à combustible sera aussi miniaturisé. Le drone pourrait être utilisé pour de la recherche et neutralisation d’explosifs, l’exploration de zones contaminées en cas de risque NRBC (Nucléaire, radiologique, biologique, chimique), la protection des bases aériennes, l’inspection extérieure des avions sur leurs structures hautes, ou encore de la reconnaissance avancée pour les commandos.

 

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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