Une nouvelle étude de l’Hydrogen Council propose de faire du vert et du bleu

Réalisée comme d’habitude par McKinsey, avec le concours du LBST (Ludwig-BölkowSystemtechnik GmbH) en Allemagne, une nouvelle étude de l’Hydrogen Council montre que la production d’hydrogène vert et bleu est à même de réduire les émissions de CO2 de 60 à 90 % par rapport aux énergies fossiles. Pour arriver à ce résultat, 8 cas de figure ont été analysés, notamment dans la mobilité et l’industrie, avec l’ensemble de la chaîne de valeur depuis l’énergie primaire jusqu’au produit final.

Pour arriver à une production reposant totalement sur l’hydrogène vert, il faudrait une croissance de 30 % par an des capacités d’électrolyse. Notons au passage qu’il faudrait 9 kg d’eau brute pour produire 1 kg d’hydrogène, dans le cas d’une électrolyse avec de l’électricité d’origine renouvelable. Et si l’accent était mis uniquement sur le bleu, il faudrait aussi massivement investir dans les systèmes de reformage de gaz et de séquestration du CO2. Evidemment, la meilleure solution est de combiner les deux modes.

L’étude évoque un prix de l’hydrogène à 2 dollars le kilo dans les 30 ans à venir, inférieur à ce que l’une ou l’autre de ces filières (verte ou bleue) pourrait obtenir de manière séparée.

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à propos de l'auteur

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Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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