
Selon le Journal des Entreprises, l’entreprise canadienne est intéressée par la zone du port pour y implanter son usine de SAF. Un projet à 700 millions d’euros.
Ainsi donc, la Semop, qui gère l’activité du port de Port-La-Nouvelle (Aude), a conclu en avril un protocole d’accord avec SAF+. On avait déjà évoqué sur Hydrogen Today le projet de cette entreprise québecoise qui souhaite implanter en France une première usine de carburants d’aviation durables (les fameux SAF). « SAF+ a obtenu jusqu’à 10 hectares de terrain industriel auprès des autorités locales, dans une zone du sud de la France qui n’est pas spécifiée », écrivions-nous à l’époque.
C’est donc le site de Port-La-Nouvelle qui a été choisi. Le port, qui accueille une usine de production opérée par Qair (dans le cadre du projet Hyd’Occ avec l’AREC Occitanie) est en train de devenir un hub de l’hydrogène. La future usine pourra produire chaque année 75 000 tonnes d’e-SAF, grâce à des molécules d’hydrogène et du CO2.
Le projet, qui va nécessiter 700 millions d’euros d’investissement, devrait aboutir en 2031. Rappelons que les e-SAF réduisent de 90 % les émissions de CO2 par rapport au kérosène classique.