
Hier, la société qui porte ce projet de transport d’hydrogène entre l’Espagne et la France a lancé une phase de concertation publique. Pas moins de 25 temps d’échanges sont prévus jusqu’au 12 juillet.
Sous l’égide de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), la concertation préalable du public sur le projet BarMar a donc démarré hier à Gruissan, dans l’Aude. Après un exposé global, des tables rondes avec des experts sont prévues aujourd’hui dans cette même ville. Le programme prévoit ensuite bien d’autres réunions jusqu’au 6 juillet, sachant qu’il est possible de contribuer de façon numérique jusqu’au 12.
La société BarMar a souhaité proposer un large éventail de formats, avec des réunions publiques, tables rondes, conférences-débats, visites thématiques, interventions auprès des lycéens et étudiants et permanences mobiles sur les marchés. Il y aura même un débat face aux lecteurs du Midi Libre.
Un maillon du corridor H2med
Rappelons que le projet BarMar consiste à aménager une canalisation sous-marine de 400 km reliant Barcelone à Fos-sur-Mer. Elle sera dédiée au transport d’hydrogène renouvelable, avec une de deux millions de tonnes par an. Concrètement, le projet prévoit la création d’une station de compression au départ dans le port de Barcelone et d’une station d’arrivée à Fos-sur-Mer.
Ce tuyau s’inscrit dans le cadre du corridor européen H2med qui interconnecte la péninsule ibérique, la France et l’Allemagne. Cette infrastructure est appelée à jouer un rôle majeur pour décarboner l’industrie et contribuer à renforcer la souveraineté énergétique de l’Union Européenne.
*composée des sociétés NaTran, Teréga et Enagas (Espagne)



