
La dorsale européenne commence à prendre forme avec le projet H2med, reconnu comme projet d’intérêt commun. Le corridor entre le Portugal et l’Allemagne va passer par la France. Et précisément Natran est à la manoeuvre sur un certain nombre de projets, dont le grand barreau Hyfen sur un axe nord-sud.
A la sortie de la liaison BarMar (Barcelone-Marseille) de H2med, Hyfen prend le relais avec 850 km de canalisations. Ce gros tuyau va traverser 5 régions (Grand Sud, Occitanie, Bourgogne-Franche Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est). Il fera la liaison entre les hubs industriels de production et de stockage. Son tracé va le faire transiter par exemple à proximité des centrales nucléaires de Tricastin, Cruas-Meysse, Saint-Alban, Bugey et Cattenom.
Grâce à la complémentarité entre des électrolyseurs flexibles et des capacités de stockage, Hyfen va contribuer à réduire de 20 % le coût de l’hydrogène. Et il va faire économiser 1,5 milliard d’euros par an d’ici 2050 au système électrique.
Des connexions transfrontalières
Alors que les études de base se poursuivent jusqu’en 2028, le planning prévoit une décision finale d’investissement en 2029 et le début des travaux en 2030. L’ouvrage sera achevé en 2032 si tout va bien. C’est aussi la date à laquelle sera bouclée la liaison BarMar, d’une longueur de 400 km. Hyfen pourra ainsi se raccorder avec les projets Midhy et Hynframed de Natran au sud, à l’est à la frontière allemande avec les projets Rhyn et Moshayc (mise en service en 2029), puis en direction du Luxembourg et de la Belgique avec Hy4Link.
Le barreau Hyfen pourra également se connecter plus tard vers une autre liaison en projet vers le nord en direction de Dunkerque et croiser d’autres liaisons potentielles allant de Paris vers le Havre et de Paris vers Saint-Nazaire.
Natran en profite pour rappeler qu’il exploite déjà plus de 33 000 km de canalisations de gaz, qu’il veut multiplier par 5 la part des gaz renouvelables et développer 1 000 km de réseaux hydrogène et CO2 en Europe.
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