
Neuf projets ont été sélectionnés sur trois paniers pour un total de 1,09 milliard d’euros. Et de nouveaux pays, dont la Grèce et l’Autriche figurent parmi les lauréats.
Hier, la Banque Européenne de l’Hydrogène a publié les résultats de sa troisième vente aux enchères. Dans son communiqué, la Commission Européenne indique que les projet retenus vont s’appliquer dans sept pays de l’Espace économique européen. Ils vont contribuer à fournir près de 1,1 gigawatt de capacité électrolyseur pour produire plus de 1,3 million de tonnes d’hydrogène au cours des dix premières années d’exploitation. Cet hydrogène va permettre de réduire de 9 millions de tonnes les émissions de CO2
.Les projets sélectionnés recevront un financement total de 1,09 milliard d’euros de l’UE, provenant du Fonds d’innovation, provenant du Système d’échange de quotas de l’UE (ETS). L’hydrogène se destine à des industries énergivores telles que les transports et les produits chimiques.
Une diversité de pays
Concrètement, trois lots ont été attribués. Le premier, axé sur les projets de production d’hydrogène du RFNBO, a été fortement sursouscrit avec 50 projets en lice. Cinq projets – répartis en Grèce, Espagne, Danemark (x2) et l’Autriche – ont remporté la mise avec 592 millions d’euros attribués et des offres allant de 0,57 €/kg à 0,98 €/kg. Le second panier comprenait à la fois des projets d’électrolyse bas carbone et des projets RFNBO. Elle a reçu 5 candidatures et ce sont 2 projets, l’un en Finlande et l’autre en Allemagne, qui ont remporté un financement total de 379 millions d’euros. Les enchères gagnantes s’élevaient à 0,44 €/kg et 1,1 €/kg.
Enfin, le troisième panier qui était spécifiquement destinés aux acheteurs du secteur maritime et aéronautique, a reçu trois offres. Deux projets norvégiens ont été choisis pour 124 millions d’euros, avec des offres de 3,48 €/kg et 3,49 €/kg.
« Nous constatons un fort intérêt continu pour les enchères, avec autant de candidatures que lors du tour précédent », commente Daniel Fraile, directeur des politiques et du marché chez Hydrogen Europe. Concernant les prix, l’association y voit un niveau de concurrence élevé. Cela confirme selon elle l’attente que le RFNBO et l’hydrogène bas carbone devront être vendus à un prix premium.