
La start-up grenobloise vient de finaliser un nouveau tour de table. Le fonds de Bill Gates y a participé, de même que Bpifrance. Il s’agit de prouver la viabilité de la production d’hydrogène à grande échelle.
Si la Lorraine fait beaucoup parler d’elle dans les médias, elle n’est pas en situation de monopole. En avril dernier, on apprenait que Mantle 8 avait décroché un permis de recherche dit Comminges, sur une surface de 700 km2 dans les Pyrénées. Il se trouve que cette zone joue un rôle essentiel. Au-delà du projet Hydrogeco, qui vise à caractériser et à quantifier l’ensemble du système, depuis la génération de la roche mère jusqu’au réservoir géologique, c’est aussi un terrain de jeu pour les technologies de Mantle 8. Par exemple, pour le procédé Horex d’imagerie en 4D du sous-sol.
Le fonds Breakthrough Energy Ventures toujours là
C’est pour accélérer et préparer une phase de production que l’entreprise a levé de nouveaux fonds.
Après avoir obtenu 3,4 millions d’euros en 2025 lors d’un tour de table d’amorçage mené par Breakthrough Energy Ventures, puis en début d’année de 2,06 millions d’euros de l’Europe (via le Fonds de transition juste de l’UE), Mantle 8vient de décrocher 31 millions. Le tour de table a été mené par Sandwater et comprend Breakthrough Energy Ventures, le fonds Ecotechnologies 2 géré pour le compte de l’État français par Bpifrance, IP Group, Wind Capital et Calderion (une plateforme d’investissement soutenue par Audacia).
Des partenariats pour réduire les coûts
« Ce capital sera déployé au cours des deux prochaines années pour financer la campagne d’exploration et de forage d’hydrogène naturel la plus avancée au monde », annonce la société. Il s’agit de « démontrer que les systèmes d’hydrogène actif identifiés par notre technologie sont capables de fournir un débit soutenu et commercialement viable », déclare Bart Markus, le Président de Mantle 8.
Grâce à son savoir-faire, qui permet d’identifier les réserves d’hydrogène naturel commercialement viables, en réduisant le risque et le coût de l’exploration, elle pense pouvoir atteindre des coûts de production aussi bas que 0,80 €/kg. Et en coopérant avec des partenaires axés sur le forage et l’exploitation des réservoirs ciblés, elle estime que la technologie peut être déployée « rapidement et à grande échelle ».