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Une étude sur le rôle des énergies alternatives dans l’automobile pour réduire les émissions a été présentée aujourd’hui à Paris, à la veille de la COP21. Intitulée « En route pour un transport durable », et réalisée par un consortium d’entreprises* et d’ONGs françaises et européennes, elle affiche un optimisme raisonnable.

Selon le scénario le plus favorable, mais qui reste malgré tout crédible, on peut escompter d’ici 2030 une réduction des émissions des véhicules particuliers de CO2 de 40 %, des NOx de 72 % et des particules fines de 92 %. Ce scénario prend en compte l’allègement des véhicules, la réduction de la consommation (avec une moyenne de 45 g de CO2 pour les véhicules thermiques) et une pénétration de 16 % des véhicules électriques (hybrides rechargeables, électriques à batterie et à pile à combustible).

En 2030, le rapport table sur un réseau de 600 stations à hydrogène en France, dont le coût à la pompe aurait dans le même temps été réduit de 50 % par rapport à aujourd’hui. Autre bonne nouvelle : l’hydrogène sera plus vert. Une représentante d’Air Liquide a confirmé que l’objectif de 50 % d’hydrogène à partir de ressources renouvelables serait dépassé à cette date.

Le véhicule à hydrogène sera en concurrence avec le véhicule électrique à batterie, dont l’autonomie aura doublé dès 2020 (c’est ce qu’annonce Renault pour la ZOE). Toutefois, la pile à combustible sera une offre complémentaire et visant des segments de véhicules au-dessus de la citadine.

*Parmi lesquelles Air Liquide, ERDF, Michelin, Renault, Saft…