Objectif 10000 taxis à hydrogène en 2024 pour Hype

Selon Le Parisien, un taxi ou un VTC sur cinq devrait rouler à l’hydrogène en Ile-de-France dès 2024. C’est en tout cas le pari ambitieux que fait la compagnie Hype, qui exploite déjà ce type de taxis, reconnaissable à leur livrée bleue dans les rues de Paris. Ils sont une centaine, mais le nombre de ces Toyota Mirai devrait passer à 600 en 2021 et… 10 000 en 2024. Soit un tiers de la production mondiale.

« C’est possible ! Il faudra juste prouver que c’est intéressant de continuer avec nous. Passer du thermique à l’hydrogène est plus simple que de basculer sur un véhicule électrique à batterie. Il n’y a pas de nouvelles habitudes à adopter pour les conducteurs », déclare Mathieu Gardies, le fondateur de Hype dans les colonnes du quotidien.

Si les taxis ont 500 km d’autonomie et que le plein ne prend que quelques minutes, il y a tout de même un surcoût. L’hydrogène coûte 10 euros le kilo et au final, le budget carburant est supérieur (200 à 300 euros de plus par mois) à celui du diesel ou de l’électrique. Afin de compenser cet écart de prix, la société Hype proposera dès 2021 à ses futurs affiliés un « package » comprenant le véhicule (entretien, maintenance, etc.), le plein et l’accès aux clients par une application qui doit être relancée dans quelques semaines.

Aujourd’hui seulement quatre stations à hydrogène existent en Ile-de-France : au Pont de l’Alma, à Paris (le site est en maintenance), aux Loges-en-Josas (Yvelines), à Roissy (Val-d’Oise) et Orly (Val-de-Marne). Mais, la compagnie a prévu, avec Air Liquide, la création de quatre nouveaux sites de remplissage, dès 2021. A la porte de Saint-Cloud, à la périphérie sud de Paris, le site sera doté d’un électrolyseur. Un autre projet est en préparation à Créteil. D’ici 2022, le Sipperec (Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les énergies et les réseaux de communication), Suez, Ile-de-France Mobilités et le Syndicat mixte de traitement des déchets urbains du Val-de-Marne (SMITDUVM) vont également créer une station de production et de distribution d’hydrogène, cette fois à partir de l’incinération de déchets ménagers de l’usine voisine.

 

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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