Renault réaffirme son engagement dans l’hydrogène au GP de F1 des Pays-Bas

Renault hydrogène F1

En ouverture du Grand Prix de F1 des Pays-Bas, qui se tient ce week-end à Zandvoort, Renault group, Alpine, Hyvia et Plug vont prendre la parole pour évoquer la mobilité hydrogène.

Cet événement avait été annoncé en mai dernier, en marge de la participation de Hyvia au World Hydrogen Summit de Rotterdam. En ouverture du Grand Prix, une conférence de prestige est prévue sur le thème de l’hydrogène avec Bruno Famin, Directeur Alpine Motorsports, David Holderbach, CEO d’Hyvia, Andy Marsh, CEO de Plug, Heinz-Jürgen Löw, Senior Vice-Président au sein de Renault Véhicules Utilitaires et Anouk Poelmann, CEO Renault Group Pays-Bas. Cette prise de parole se situe dans le cadre du partenariat qui lie l’écurie BWT Alpine F1 Team à Hyvia et à Plug.

L’hydrogène en F1 ?

Chez Alpine, on sait que l’hydrogène est une voie d’exploration pour la marque à travers son concept-car Alpenglow. La marque a choisi la voie du moteur à combustion interne à hydrogène, adapté aux voitures sportives et de compétition. Alpine y voit une « une étape essentielle de la décarbonation des prochaines générations de Formule 1 et de voitures d’endurance ».

L’arrivée de l’hydrogène en F1 intéresse beaucoup Plug, qui est partenaire depuis 2021 de l’écurie.

Hyvia mise sur la pile

Au sein du groupe Renault, Hyvia (qui est une coentreprise avec Plug) a bâti une offre autour de la pile à combustible. L’activité, qui a démarré il y a deux ans, se concrétise avec le Master Van H2-Tech notamment. Après avoir été homologué en Europe début 2023, le véhicule a été testé aux Pays-Bas (un marché important pour l’entité), en France, en Espagne et plus récemment en Allemagne. L’ambition est d’atteindre 30 % du segment en Europe à horizon 2030. Il est à noter que le Master H2-Tech a fait un road-trip depuis l’usine de Flins et jusqu’à Zandvoort, en passant par le site d’Alpine F1 à Viry-Châtillon. Il a ravitaillé à la station d’Hysetco à Roissy-CDG, puis à Hal en Belgique, à Duisbourg en Allemagne (chez Plug) et à Arnhem aux Pays-Bas.

Chez Plug, on se réjouit d’accompagner le déploiement des véhicules à hydrogène avec Hyvia. Le groupe américain apporte sa technologie de pointe en matière de piles à combustible (plus de 60 000 à ce jour) et la production d’hydrogène vert grâce à l’électrolyseur à membrane échangeuse de protons (PEM). Plug peut par ailleurs fournir des stations (il en a installé 185, plus que n’importe qui dans le monde).

Un soutien chez Renault

Du côté de la branche utilitaires de Renault, l’hydrogène est jugé « particulièrement pertinent pour une utilisation intensive par les professionnels et s’inscrit en complément de l’électrique pour proposer des solutions durables, personnalisées et intelligentes, sans compromis ». La distribution se fait par le réseau Renault Pro+. L’objectif est d’avoir le mix le plus vert du marché à l’horizon 2030.

Enfin, chez Renault Group aux Pays-Bas, on se félicite des premières commandes pour Hyvia et des partenaires qui vont prendre en charge le service, la réparation et l’entretien. Depuis plusieurs années, les Pays-Bas sont à la pointe de la mobilité zéro émission et une trentaine de villes deviendront des zones à faibles émissions d’ici 2024. Une opportunité qui devrait favoriser la mobilité hydrogène.

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à propos de l'auteur

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Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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