Train à hydrogène : la France aurait pu être la première

Si Alstom est en position de pointe sur le train à hydrogène, avec des premières locomotives en exploitation dans le Land de Basse-Saxe en Allemagne, et que la technologie inspire de nombreuses régions de France, il faut savoir que l’hexagone aurait pu avoir la primeur de ce mode de transport non polluant. Dès 2005, un projet de la SNCF (SPACT80, Système de pile à combustible pour le transport de 80 kW) a été mené en collaboration avec la société Helion (groupe Areva), via l’ANR.

Il a montré la faisabilité d’une telle source d’énergie, en alternative au Diesel. Mais, à l’époque la SNCF n’a pas donné suite au projet.

En revanche, le choix de l’Allemagne de faire rouler des trains à hydrogène a relancé l’intérêt pour ce vecteur d’énergie, car il est particulièrement adapté aux lignes non électrifiées. Si aujourd’hui la société Helion n’existe plus (elle a donné naissance à deux sociétés, Areva Stockage d’Energie et Areva H2 GEN), le savoir-faire demeure pour des piles de forte puissance. Et Areva Stockage d’Energie entend bien se positionner sur le marché du train à hydrogène, en se rapprochant des industriels concernés.

*L’anecdote est racontée dans un livre : « La pile à combustible – 2e éd.: L’hydrogène et ses applications », de Méziane Boudellal (éditions Dunod).

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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