Lors de ses premières campagnes de navigation, ce catamaran à hydrogène a testé 2 éoliennes à axe vertical pour la production d’énergie, et une aile de traction pour la réduction des dépenses énergétiques. Alors qu’il vient de reprendre la mer, le navire teste aujourd’hui un tout nouveau système combinant les avantages de l’un et de l’autre : un propulseur éolien. Energy Observer va en effet utiliser les ailes Oceanwings, qui vont permettre de réduire la consommation énergétique du navire, d’accélérer sa vitesse mais surtout de produire de l’énergie tout en naviguant.

Ces ailes de 12 m d’envergue sont le fruit d’un concept breveté par VPLP design co-développé en partenariat avec le Groupe CNIM. D’une surface de 31,5 m² chacune, elles sont autoportées et rotatives à 360°.

VPLP Design s’est inspiré des ailes rigides de l’America’s Cup, dont l’efficacité aérodynamique est bien supérieure aux voiles traditionnelles. Pour démocratiser cette solution, la société a ajouté une capacité de réduction de surface, autrement dit l’arisage et l’affalage, comme sur un gréement classique. Le concept a été validé sur un prototype, financé par l’ADEME.

Le capitaine d’Energy Observer, Victorien Erussard, a été conquis par la technologie. Ce propulseur hydrolien va accélérer la vitesse du catamaran, en complément des moteurs électriques. L’intérêt est aussi d’augmenter la production d’énergie pendant les navigations grâce à la production d’énergie hydrolienne (inversion des moteurs électriques en hydrogénérateurs). Il sera aussi possible de produire de l’hydrogène pendant les navigations par électrolyse de l’eau.